|
Zangdok Palri Project Newsletter - September 2008
A Dzogchen Vous avez été nombreux à nous demander des nouvelles de lécole de Dzogchen suite à la situation particulière au Tibet ces derniers temps, situation que vous connaissez certainement et qui ne nécessite pas dexplications. Cette situation implique quil nest pas facile pour nous de mener le projet exactement comme nous lavions prévu, mais nous continuerons à le développer, et sil est difficile pour le moment davancer rapidement, les étapes seront parcourues petit à petit, graduellement. Les élèves ont durant cette année scolaire surtout étudié le tibétain et le chinois, mais lenseignant européen qui avait commencé début mars à donner des cours danglais a été obligé de quitter Dzogchen à la fin du mois davril.
Déçu bien sûr, mais pas découragé,
et songeant déjà à repartir dès que possible
pour Dzogchen, Rafael raconte: Mes cours commençaient tous les jours
à 10 heures du matin et continuaient, avec une pause dun
quart dheure, jusquà midi et quart. Ils étaient
précédés par des cours de tibétain donnés
par linstitutrice Urjen Tso. Après les cours les enfants
déjeunaient et continuaient ensuite de 14 à 16 heures avec
les cours de chinois donnés par Tsega, une jeune enseignante tibétaine
arrivée à lécole quelques jours après
moi. Nous proposions aussi des activités sportives, entre autres
du foot, du basket, des jeux de fléchettes, et même de la
danse et du kung-fu ! Au début la classe se composait de 17 étudiants, mais bientôt deux nouveaux élèves arrivèrent à lécole. Les deux enseignantes tibétaines participaient aussi à mes cours, en tant quétudiantes cette fois-ci, apprenant en même temps que leurs élèves ! Le plus jeune enfant avait environ cinq ans, tandis que létudiante la plus âgée en avait plus de vingt, il y avait donc des différences dâge vraiment importantes
Je crois que les élèves auraient très bien réussi si les cours avaient pu continuer, et quils auraient appris beaucoup de choses. Dans la plupart des cas, ils étaient exceptionnellement enthousiastes et avides d'apprendre. Les cours ont continué jusqu'au 25 avril , lorsque j'ai été forcé par la police chinoise de partir. Tout le groupe est venu me dire au revoir le lendemain matin et cétait probablement le seul moment où je ne les ai pas vus sourire
|
|