Zangdok Palri Project Newsletter - February 2008

Nos élèves se distinguent !

Les connaissances de nos élèves ont été testées par les autorités régionales qui leur ont certifié un niveau scolaire remarquable, désignant l’école-orphelinat comme meilleure école de la grande région.
Trois filles parmi nos élèves les plus âgés ont ainsi reçu la possibilité de continuer leurs études au lycée de Manigango, à une cinquantaine de kilomètres de Dzogchen.
A Zangdok Palri nous ne pouvons pas cacher pas notre fierté mais par dessus c'est un merveilleux encouragement pour poursuivre ce beau projet !
Plusieurs autres enfants ont interrompu leurs études, leur famille ayant besoin d’eux pour s’occuper des nombreux travaux qui incombent traditionnellement aux jeunes dans les familles nomades.

Jusqu’à la fin de l’année scolaire, l’école fonctionnera donc avec un plus petit nombre d’élèves, 14 en tout, leur permettant de bénéficier d’un enseignement encore plus individualisé.

Urgyen Thöndup

Depuis 2004, année où il commença à enseigner à Dzogchen, Urgyen Thöndup avait fait preuve d’une très forte motivation et d’un grand savoir-faire pédagogique. Pour des raisons personnelles le jeune homme a décidé de quitter l’école-orphelinat, nous lui souhaitons bonne continuation et bonne chance ! Et nous espérons pouvoir bientôt embaucher une enseignante ou un enseignant aussi compétent pour seconder Urgyen Tso, notre jeune institutrice.

Et notre nouvel enseignant d’anglais ...

Rafael, notre professeur d’anglais, partira pour Dzogchen dans quelques jours, les cours commenceront le 1er mars.

Pourquoi des cours d’anglais?

Aujourd’hui, le rapprochement inexorable de la modernité confronte de plus en plus ces jeunes nomades à un mode de vie auquel ils ne sont pas du tout préparés. Pour éviter qu’ils ne soient marginalisés dans une société qui s’informatise, ils ont besoin d’une solide connaissance de l’anglais, outil indispensable pour l’avenir. Or aucun enseignement d’anglais n’est dispensé dans cette région.

L’apprentissage de l’anglais permettra aux enfants de Dzogchen d’avoir accès à l’environnement informatisé et leur donnera en même temps une ouverture sur le monde.
La communauté locale en bénéficiera à différents niveaux : un accès accru aux informations contribuera à une meilleure compréhension de l’environnement social, économique et politique, diminuant ainsi le risque de marginalisation.

Les jeunes, sensibilisés à la menace de disparition qui pèse sur la culture tibétaine,
pourront plus facilement se donner les moyens de contribuer à la sauvegarde de leur culture millénaire.
En outre nous envisageons d’accueillir à moyen terme les plus doués des élèves de Dzogchen en Occident pour la continuation de leurs études. Pour cette population vivant dans une très grande pauvreté, des jeunes formés à de nouveaux métiers et de nouvelles techniques, revenant au Tibet porteurs de nouvelles idées, peuvent inaugurer un essor économique et contribuer ainsi largement à un meilleur avenir pour toute la région.

De nouveaux liens se tissent…

Cet été verra naître un projet de collaboration entre l’école de Dzogchen et le foyer d’acccueil socio-pédagogique Krondal au Danemark. Voici ce que nous dit Henrik Sahl, le responsable de ce projet: “Je me rendrai à l’école-orphelinat Zangdok Palri début juillet 2008 pour y tourner un documentaire vidéo, prendre des photos et réaliser quelques interviews avec les responsables sur place. Le documentaire sera utilisé pour débuter un projet pédagogique au Danemark, qui consistera à amener des jeunes à organiser des collectes de fonds pour l’orphelinage.
Ce projet fera partie d’un programme éducatif spécialisé pour ces jeunes vivant en centre thérapeutique et qui sont en train de surmonter de sévères problèmes psycho-sociaux et/ou des problèmes liés à la dépendance aux drogues. Pour conclure le projet, nous emmènerons les jeunes Danois à Dzogchen pour leur montrer l’école. Nous partons du principe que s’immerger dans la culture tellement différente de Dzogchen à tous les points de vue, matériels ou spirituels, peut changer leur approche de leur propre situation. En apportant une aide indispensable aux jeunes Tibétains, la perception qu’ils ont d’eux-mêmes peut être fortement transformée.”

Un grand merci à nos sponsors

- A l’association des Fraen a Mammen de Bettembourg qui nous ont fait don de la recette de leurs activités caritatives
- à Michèle et Georges qui ont proposé à leurs amis et proches de faire un don à
Zangdok Palri à l’occasion de la naissance de Lila
- et à tous ceux, donateurs, parrains ou marraines, qui par leur soutien généreux nous pemettent de continuer et de développer l’école-orphelinat de Dzogchen!

Connaissez-vous les chevaux de vent?

Les drapeaux de prières qu’on voit un peu partout au Tibet autour des monastères et des temples, sur les toits des maisons, aux croisements, sur les ponts et les cols de montagne, sont appelés lungta en tibétain, ‘lung’ signifiant air ou vent, et ‘ta’ cheval.
Les lungta se présentent toujours en séries de cinq couleurs, blanc, bleu, rouge, jaune et vert, représentant les cinq éléments (l’espace, l’eau, le feu, la terre et l’air), et sont très souvent encore imprimés de manière traditionelle, à partir de blocs de bois gravés. Au centre de chaque drapeau se trouve la représentation du cheval de vent portant sur son dos les Trois Joyaux: le Bouddha, le Dharma (l’enseignement) et la Sangha (la communauté des disciples) ou d’une déité, entourée de prières, de mantras et quelquefois de symboles auspicieux.
Pour les bouddhistes tibétains, le vent disperse ces formules sacrées, propageant ainsi bonheur et bienfaits vers tous les êtres, qu’ils soient proches ou lointains.
Tous les ans, les anciens drapeaux sont remplacés par des nouveaux à l’occasion du Nouvel An tibétain.

Nos prochains rendez-vous

Pour des idées de cadeaux ou tout simplement pour vous faire plaisir, pensez à venir nous rendre visite lors de nos stands de vente. Vous y trouverez un très large éventail d’encens tibétains, indiens et japonais, des objets d’artisanat d’art des cultures asiatiques et himalayennes, beaucoup de nouveaux bijoux, des livres, des tissus, et un grand choix en huiles essentielles.

- Au centre commercial Cactus à Bascharage du 18 au 23 février 2008
- Au centre commercial Cactus à Howald du 3 au 8 mars 2008
- Au Festival des Migrations les 15 et 16 mars 2008

 

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