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Les hivers sont très rudes au Tibet, mais
cette année là, le pays de Ling se meurt sous le froid
et il est recouvert d'une épaisse couche de neige qui empêche
les animaux de trouver leur nourriture. Le Chopön de Ling et
les chefs des autres clans, après avoir tenu un conseil extraordinaire,
décident d'envoyer des éclaireurs à la recherche
de terres dégagées où les chances de survie
sont plus favorables. Des groupes de cavaliers sont envoyés
dans les quatre directions, chacun avec la mission de trouver des
terres hospitalières et dont le propriétaire accepterait
de leur louer une partie.
Après plusieurs jours de chevauchée
dans les régions arides du Tibet, un groupe arrive à
Mako. Qu'elle n'est pas leurs surprises devant le spectacle fabuleux
que leur offre cette nature luxuriante. Les yeux des cavaliers se
remplissent spontanément de larmes de compassion devant cette
merveille, ils peuvent finalement contempler le résultat
des souhaits de leurs chefs.
Sous un ciel d'un azur resplendissant, dégagé
de tout nuage,
Le soleil brille, la chaleur est douce,
Devant eux, des champs et des plaines à perte de vue,
Le tout couvert de la richesse d'une nature épanouie.
L'herbe, de toutes les sortes, était fraîche et
vigoureuse,
Des fleurs de toutes les couleurs dessinent un arc-en-ciel à
même le sol,
Des bosquets et des arbustes semblent avoir été
semés pour tacheter le paysage telle une peau de tigre,
Le vent par moment ressemble au son d'un lion au repos,
Les oiseaux, nichés sur les arbres, chantent mille mélodies,
les unes plus enchanteresses que les autres,
Tous ces sons merveilleux jaillissent de nulle part, ils n'ont
pas de destination précise, et ils scintillent distinctement,
A leur écoute le cur de nos vaillants guerriers
s'adoucit.
Subitement, ne voyant pas la raison de ce tumulte,
tous les oiseaux s'envolent et un spectacle se dresse devant leurs
yeux, sans pour autant que cela leurs soient destinés. Tous
les oiseaux se mettent à jouer. Une sorte de compétition
de voltige entre toutes les espèces d'oiseaux se déploient
devant leurs yeux. Grands, petits, tous se mesurent les uns les
autres, montrant leurs habilités à dessiner des figures
dans les airs. Y avait-il un spectateur ? Nulle le su ? Par contre,
il se dégage de toutes ses cabrioles un sentiment de joie,
de légèreté et d'aisance qui ravit le cur
de nos cavaliers.
Heureux et comblé de joies à l'idée
de raconter ce qu'ils viennent de voir, nos vaillants guerriers
s'en retournent à Ling pour communiquer leur rapport aux
chefs de clans. A l'écoute du récit de ses soldats,
les yeux de tous les chefs brillent de plus en plus, prudent Chopön
leur demande à qui appartient ses terres providentiels, les
soldats lui répondent : " certains disent qu'elles appartiennent
à un garçon très spéciale, il l'appelle
Tchor,". Surpris, Chopön : " Ah, mais c'est peut-être
notre Tchor ! Si, c'est lui, c'est Gyatsa qui doit aller demander
si nous pouvons lui louer ces terres ".
Le lendemain, Gyatsa et Denma, sont envoyé
à Mako pour rencontrer Tchor et négocier la location
d'une partie des terres. Tchor accepte sans conditions. Ainsi tous
les habitants de Ling ont un lieu ou ils peuvent se ressourcer et
retrouver une vie paisible.
(A suivre)
Ecrit par Khenpo Thupten Lodrö Nyima
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